La Trinité, un particularisme chrétien ou une doctrine juive ?

Plusieurs passages de l’Ancien Testament révèle la divinité du Messie (Ps 45 v 7-8 ; Es 9v5) et la réalité trinitaire de Dieu (Genèse 18 ; Esaïe 61v1-2). La Trinité est-elle par conséquent une notion juive ?

Bien que les Juifs ne reconnaissent pas la divinité de Jésus, l’étude du Judaïsme antique révèle que les idées théologiques ayant abouti à la formulation de la doctrine de la Trinité, telle que la nature divine du Messie et la personnalité du Saint-Esprit, sont acceptées par certains courants juifs de l’Antiquité, avant même l’émergence du Christianisme.

Contrairement à ce qu’affirment certains philosophes, historiens progressistes et théologiens libéraux, tels que Frédéric Lenoir (« Comment Jésus est devenu Dieu », Ed. Fayard) ou encore Richard E. Rubenstein (« Le jour où Jésus devint Dieu », Ed. La Découverte), qui reprennent les thèses d’Ernest Renan, formulées au XIXème siècle, dans son ouvrage « Histoire des origines du Christianisme », la nature divine du Christ n’a pas été soudainement inventée aux IIIème et IVème siècles de notre ère.

Tout d’abord, parce que les écrits néo-testamentaires dévoilent clairement que les premiers chrétiens, dès le 1er siècle, croyaient à la divinité du Christ, bien qu’ils étaient juifs et qu’ils croyaient en l’absolu « unicité de Dieu ».

Daniel-BoyarimSecondement, ces chercheurs font preuve d’une profonde méconnaissance du judaïsme antique. En effet, l’historien juif Daniel Boyarin a publié un travail remarquable dans son ouvrage « le Christ juif », dans lequel, il démontre que l’idée de consubstantialité du Messie avec Dieu est loin d’être une innovation chrétienne tardive, mais qu’elle était déjà présente dans certaines tendances du judaïsme pré-rabbinique.

Il serait abusif d’affirmer que tous les juifs antiques acceptaient la figure d’un Messie divin , mais c’était une réalité au sein de plusieurs courants judaïques. Daniel Boyarin affirme sans l’ombre d’un doute que « beaucoup des idées religieuses liées au Christ (Messie), identifié plus tard à Jésus, étaient déjà présentes dans le Judaïsme« . La croyance chrétienne à la divinité d’un Jésus messianique est donc une idée profondément juive et non une innovation de l’Eglise, vers les IIIeme et IVème siècles, sous l’influence des hellénistes.

Plusieurs passages de la Bible hébraïque évoquent clairement la divinité du Messie :

  • «Ton trône, ô Dieu, est à toujours. […] C’est pourquoi, ô Dieu, ton Dieu t’a oint d’une huile de joie au-dessus de tes compagnons» (Ps. 45v6-7). Ce passage donne au roi, au Messie («oint» en hébreu), le qualificatif de Dieu.
  • Le prophète Jérémie présente le Messie en ces termes : «Je susciterai à David un Germe juste. […] Et voici le nom dont on l’appellera : l’Éternel [YHWH] notre justice» (23v5-6 ; 33v16). L’application du Nom ineffable du Dieu d’Israël au Messie rend inéluctable l’affirmation du caractère divin de ce dernier.
  • Le prophète Ésaïe qualifie la figure de l’enfant messianique de «Dieu puissant» et de «Père éternel» (9v5).

Le passage de Jérémie 23v5-6 n’est pas appliqué au Messie par les Chrétiens uniquement mais ce sont les Juifs eux-mêmes qui appliquaient ce verset au Messie :

  • «Dieu appellera le Roi-Messie par son Nom, comme il est dit ‘Voici le nom dont on l’appellera : Yahvé, notre Justice’» (Midrash Rabba sur les Psaumes, chapitre 21)
  • «Nous le savons de Booz qui dit à Ruth ‘YHVH est vivant ! Reste couchée jusqu’au matin’ Grâce à cette adjuration, il vainquit sa passion, et comme il préserva l’alliance, il mérita d’être le géniteur de rois plus puissants que tous les autres et même du Roi-Messie, qui est appelé par le nom du Saint, béni soit-Il» (Le Zohar, 93b-94a. Le livre kabbalistique par excellence)
  • «Quel est le nom du Roi-Messie ? Rabbi Abba Bar-Kahana a dit : ‘YHWH est son Nom, ainsi qu’il est écrit : voici le Nom dont on l’appellera, YHWH, notre Justice’» (Midrash Rabba sur les Lamentations, chapitre 1v16)
  • «Concernant le Messie, voici le nom dont il sera appelé : YHWH notre Justice» (Talmud de Babylone, Baba Bathra75b)
  • «Et le Messie fils de David s’assiéra dans la Yéchiva d’en haut, par le Saint, béni soit-Il, et il sera appelé YHWH, comme est d’habitude appelé son Possesseur (le possesseur du Nom), ainsi qu’il est écrit, ‘et voici le Nom dont il sera appelé : YHWH notre Justice’» (Pirqei Mashiah, Midrashei Ge-oula)
  • «Dans la tradition Talmudique, le Messie a plusieurs noms. L’un de ces noms est Yinon (Engendré). En commentant ce nom, le MaHarSHA dit : Le sens est que, du temps du Messie, le Tétragramme (YHWH), Nom du Saint, béni soit-Il, sera fréquent dans la bouche de tout le monde. Car le Messie portera ce Nom. Ainsi qu’il est enseigné ‘Le Messie sera appelé du Nom du Saint, béni soit-Il’, selon qu’il est écrit ‘et voici le nom dont on l’appellera : YHWH, notre Justice’» (Shmuel Eliezer Edeles, alias MaHarSHA, sur le traité Nédarim 39b)

La révélation d’un Dieu « binitaire » par le prophète Daniel

Daniel Boyarin explique encore que l’exemple le plus emblématique d’une figure humaine incarnant Dieu, est sans conteste le passage du livre de Daniel sur le « fils de l’homme » :

«Je regardai pendant mes visions nocturnes, et voici, sur les nuées des cieux arriva quelqu’un de semblable à un fils de l’homme ; il s’avança vers l’Ancien des jours, et on le fit approcher de lui. On lui donna la domination, la gloire et le règne ; et tous les peuples, les nations, et les hommes de toutes langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle qui ne passera point, et son règne ne sera jamais détruit» (Daniel 7v13-14)

Ce personnage dépeint par Daniel est évidemment décrit en des termes messianiques. Pourtant, la description va bien plus loin que la simple figure du Messie humain.

Cette vision de Daniel offre cinq caractéristiques :

  • Il est divin
  • Il a une forme humaine
  • Il est une divinité d’apparence plus jeune que l’Ancien des jours
  • Il est intronisé d’en haut
  • Il reçoit tout pouvoir sur la terre

L’historien Daniel Boyarin souligne que l’association de ce personnage aux «nuées des cieux» tend clairement à faire de lui une figure divine. En effet, dans la littérature biblique, les nuées sont systématiquement associées à Dieu lui-même. Ce passage semble donc présenter le Dieu unique d’Israël sous la forme de deux personnes, l’Ancien des jours et le Fils de l’homme, à tel point qu’il est possible de parler d’un «Dieu binitaire» pour décrire la théologie du Livre de Daniel.

«L’idée d’un second Dieu, vice-roi de Dieu le Père, est l’une des plus anciennes idées théologiques en Israël. (…) les idées de la Trinité et de l’incarnation, ou du moins les germes de ces idées, étaient déjà présentes parmi les croyants juifs longtemps avant que Jésus ne surgisse sur scène», affirme Daniel Boyarin, qui précise encore que si la notion de «Trinité», telle qu’elle est comprise par les chrétiens et formulées par les Pères de l’Eglise dès le IVème siècle, n’est sans doute pas juive, celles de «double nature du Messie et de multi-personnalité de Dieu» le sont.

L’idée d’un Dieu « binitaire », inspirée du passage de Daniel, est récurrente dans la littérature juive postbiblique, que l’on nomme «écrits intertestamentaires» (textes considérés comme apocryphes). Ainsi, la période de rédaction des premiers écrits chrétiens est également celle du développement d’une théologie juive de la double nature du Messie. L’attente d’un Messie divin «faisait pleinement partie de la tradition juive», précise Boyarin.

Au vu de tous ces éléments, il n’est sans doute guère étonnant que de nombreux Juifs, après l’exil babylonien, et plus particulièrement entre le IIe siècle av. J.-C. et le IIe siècle ap. J.-C., aient adopté l’idée d’une nature divine du Messie, et que la révélation d’un Dieu unique et multi-personnel, n’avait rien de scandaleux ou de blasphématoire.

En réalité, les premiers judéo-chrétiens se différencient de leurs coreligionnaires juifs sur la base, non de concepts théologiques nouveaux, mais simplement d’une personne : Jésus. Ainsi que l’affirme Boyarin : «Toutes les idées sur le Christ [=le Messie] sont anciennes : la nouveauté, c’est Jésus. Il n’y a rien de nouveau dans la doctrine du Christ, excepté l’affirmation que cet homme-là est le Fils de l’Homme». En fait, c’est la proclamation que Jésus est le Messie divin d’Israël qui distingue ses disciples des autres Juifs.

Ces Juifs qui confessent Dieu en trois personnes !

Benjamin-SommerDaniel Boyarin n’est pas le seul à défendre cette thèse. Le Dr Juif Benjamin Sommer, dans l’une de ses conférences au sujet «des corps de Dieu», affirme que les Juifs ont tort de se moquer des chrétiens trinitaires puisque cette doctrine tire son origine du judaïsme antique.

Benjamin Sommer, professeur de Bible au Jewish Theological Seminary of America, donne des exemples de textes Juifs qui confessent un Dieu en trois personnes. Il admet même que lorsqu’il faisait ses recherches pour écrire son livre à ce sujet, il n’avait pas du tout l’objectif de prouver que les juifs étaient trinitaires, mais c’est la conclusion à laquelle il a été contraint de parvenir, par honnêteté intellectuelle. Il déclare notamment : «Nous, juifs, n’avons aucune objection théologique à la doctrine de la Trinité. (…) Le concept de Trinité est présent dans le Tanakh ainsi que dans le mysticisme juif»

Parmi les textes que Benjamin Sommer cite :

  • Le Talmud de Babylone (Talmud Bavli), est l’un des deux talmuds existants (avec le Talmud de Jérusalem), a été compilé autour du VIème siècle de notre ère au sein de la diaspora juive du Moyen-Orient. Dans ce Talmud Babylonien 38b, en commentant Exode 24v1, le rabbin signale que quand Dieu dit «monte vers l’Éternel» (et non «monte vers moi»), il parle du Métatrôn (1) et non de Lui-même. Le Métatrôn est un titre du messager le plus élevé de Dieu, celui que l’Ancien Testament appelle «Ange de l’Éternel». Ainsi, le rabbin attribue à ce Messager le nom YHWH, le Nom que Dieu a révélé à Moïse comme étant Son Nom propre. Et nous ne devons pas nous tromper : ce n’est pas parce que le titre d’ange lui est donné qu’il est considéré comme un être créé. Le mot «Mlak» en hébreu, que nous traduisons par Ange, signifie simplement Messager ou Représentant. Ainsi quand Jacob envoie des messagers à son frères Esau en Genèse 32v3, le mot hébreu utilisé est le pluriel de Mlak, le pluriel d’ange. C’est ainsi que le rabbin pouvait dire que le Messager de Dieu est YHWH, l’Éternel. Le spécialiste Juif Nahum Sarna reconnait également qu’il «est clair que dans plusieurs textes, la distinction entre Dieu et son Ange s’estompe. (Gen. 16:7-9, 11; 22:11-12, 15-18; Exod. 3:2, 4; Jug. 6:11-23). Lors de l’Exode hors d’Egypte, c’est tantôt Dieu (Exod. 13:21), tantôt son Ange (14:9) qui mène le camp des Israélites».
  • Le Targum (traduction de la Bible hébraïque en araméen, ou textes hébreux de la Torah accompagné de commentaires en araméen, à l’époque de la captivité babylonienne), parle d’une certaine entité appelée Memra (ou Parole) de Dieu, qui est une personne distincte de Dieu, mais qui partage les attributs de Dieu. Ainsi le Targum, en expliquant de nombreux passages de la Bible qui décrivent une action de Dieu, dit que c’est en fait la Parole de Dieu qui est à l’oeuvre. Ainsi, le Targum affirme que la Memra de Dieu crée l’homme, révèle les 10 commandements, sauve Israël, assiste Moïse, etc. lui attribuant ainsi des actions divines tout en la distinguant de YHWH. Il est clair aussi que la Parole de Dieu est une personne pour les Juifs antiques. L’Ange (ou la Parole) de Dieu sont ainsi, dans le Targum, ce qui permet d’être en relation avec Dieu.
  • Le philosophe Philon d’Alexandrie (20 AV-JC – 45 AP-JC), dit également dans ses écrits, qu’il existe trois Figures Divines dans l’Ancien Testament qui font ce que Dieu seul fait. Philon d’Alexandrie appelle la Parole de Dieu, Premier-né (Sur les Rêves, Livre I, 37.215), Gouverneur et Administrateur de toutes choses (Questions et Réponses sur Genèse, 4.110), Grand-Prêtre (Sur la Fuite et les Trouvaille, 10.108-109), Fils de Dieu de qui Adam a été fait l’image (Sur la Création 40.139). Il suggère aussi que le Messie, dont il est question en Zacharie, ne serait pas un simple homme, mais une personne divine. Enfin, Philon affirmait par ailleurs que Dieu apparait à son peuple sous la forme de l’Ange de l’Éternel dans des visions. Pour lui, l’Ange était une manifestation de Dieu apparent sous cette forme (Philon, Som. I 234-237). Le spécialiste juif Alan F. Segal remarque que Philon affirme que le logos (la Parole) était le partenaire de Dieu dans la création. Ainsi, il appelait le logos, « Le Commencement », « le Seigneur des anges », et plus significativement, « le Nom de Dieu ». Puisqu’il voyait le logos comme une émanation de Dieu, il pouvait en parler comme de sa descendance, ou comme le premier-né de Dieu. Il était considéré comme immortel, un homme céleste, vrai père de l’humanité. (Alan F. Segal, Two Powers in Heaven, [Brill Academic, 2002], p. 173 quoting Leg. All. Iii, 96; Conf. 146; Agr. 51; Fug. 72, etc.). Des rabbins du second siècle rapportent des croyances similaires venant de la période du Second Temple et de la période Tannaïtique.

Philon-Alexandrie

Et qu’en est-il du Saint-Esprit ? Le Judaïsme est-il binitaire ou trinitaire ?

  • Le Targum connait aussi une troisième entité, appelée Saint-Esprit, intercédant entre l’Éternel et Israël. Le Dr Michael Brown explique à ce sujet que dans le Midrash (étude) des Lamentations, il y a des réflexions sur la personne du Saint-Esprit. Par exemple, Lamentations Rabbah 3:60,9 rapporte qu’après que l’empereur romain Hadrien ait exécuté deux Juifs, le Saint-Esprit se mit à crier : «Tu as vu, Ô Éternel, le mal qui m’est fait. Prends en main ma cause ! Tu vois leur vengeance, leurs complots contre moi». Voilà un exemple du Saint-Esprit intercédant. Selon Lévitique Rabbah 6:1, le Saint-Esprit est un conseiller-avocat qui parle de la part du Seigneur à Israël et de la part d’Israël au Seigneur… Dans toutes ces citations, qui peuvent être facilement multipliées (voyez par exemple, Genèse Rabbah 84:11; Cantique des cantiques Rabbah 8:16, Lamentations Rabbah 1:48), il est clair que le Saint-Esprit est considéré comme une personne, un «qui» et non un «quoi», avec une dimension personnelle et non simplement un pouvoir impersonnel. Il est considéré comme Dieu Lui-même et toutefois comme une entité distincte de Dieu qui peut intercéder entre Dieu et l’homme.
  • Le philosophe Philon d’Alexandrie rapporte encore que le Saint-Esprit est Divin (Sur les Géants, chapitre 11), il viendra demeurer dans des personnes pour les aider à faire la volonté de Dieu (Les Lois spéciales, I, 54), il sera répandu sur des personnes (Sur les Vertus, 39), il conduira les personnes à chercher Dieu et à l’adorer (Les Lois spéciales, I, 48). Enfin, Philon rapporte, au sujet de Genèse 18v2 où l’Éternel apparait à Abraham et celui-ci en levant les yeux voit 3 hommes, une tradition juive disant que ces trois sont Dieu. Il dit : «Il est raisonnable que l’un soit trois et que les trois soient un» (Philon d’Alexandrie, Sur Abraham 199-122)

La Trinité, un dogme judéo-chrétien !

En guise de conclusion, Maxime N. Georgel, auteur d’un article intitulé : «Les juifs antiques croyaient-ils en la Trinité ?», est catégorique sur la question :

« En regardant les sources juives ainsi que leurs analyses faites par des spécialistes et docteurs tant Juifs que Chrétiens, une conclusion s’impose : la notion d’un Dieu multi-personnel n’est pas une idée inventée par les chrétiens ni volée aux païens. Comme nous l’avons dit, ce sont eux qui ont formulé précisément la doctrine trinitaire, mais ils ont derrière eux une longue tradition juive reconnaissant un Ange/Parole/Fils/Sagesse et un Esprit appelés, avec le Père, Yahweh et accomplissant des oeuvres divines. Leur relation avec le Père étant décrit comme «procédant de» Lui ou «émanant de» Lui. Ainsi, sans confesser explicitement la Trinité, ils allaient dans le sens de celle-ci, la formulaient comme en balbutiant. Une formulation imprécise qui essaye de rendre cohérentes les données de l’Ancien Testament. L’éclairage du Nouveau Testament permettra aux Chrétiens de confesser avec une précision admirable ces vérités. Et c’est en réaction aux chrétiens que les Juifs ont changé leurs interprétations, progressivement, tout au long du Moyen-Âge, comme en témoignent les pères de l’Église comme Justin Martyr, contemporain des premiers changements d’interprétation».

Pst Paul OHLOTT

Note

  • Métraton est considéré comme l’archange le plus proche de Dieu et qui a la particularité d’avoir été préalablement un humain, donc d’avoir vécu parmi nous. Etymologiquement, le nom Métatron signifie « guide ». Il est le recteur des Archanges. Etant le plus proche de Dieu, il est le plus puissant également. Décrit comme le grand scribe céleste, il est aussi le grand-prêtre du Ciel. C’est le plus terrestre des Archanges, qui siège au sommet de la hiérarchie, en face de Dieu, dont il est le seul à l’avoir vu. C’est l’Archange des archanges. C’est cleui qui créa l’univers avec Dieu.

 

Bibliographie

  • «La Trinité est-elle une notion juive ?», Article du Blog Philitt, 8 février 2019
  • Cours de Théologie Systématique sur «la Trinité et l’Unicité de Dieu», Institut de Théologie Charismatique (ITC)
  • «Les juifs antiques croyaient-ils en la Trinité ?», Article du blog ParLaFoi, 14 août 2017. Maxime N. Georgel

 

5 Commentaires

  • — Bonjour.
    — J’ai lu la Bible en entier plusieurs dizaines de fois et, dans le Nouveau Testament, malgré les petits ajouts de “et” ou “et de notre”… dans des phrases où Dieu le Père et le Seigneur Jésus-Christ sont cités ensemble, certains passages sont en contradiction avec le fait qu’on sépare le Père de Jésus-Christ…
    — Déjà, Jésus-Christ Lui-Même a dit :
    Jean 10, 37-38 : «Si je ne fais pas les oeuvres de mon Père, ne me croyez point. Mais si je les fais, et quand même vous ne me croiriez point, croyez à mes oeuvres, afin que vous connaissiez, et que vous croyiez que le Père est en moi, et que je suis en lui.»
    (aux Juifs qui ne Le croyaient pas et qui cherchaient à se saisir de Lui pour le tuer !),
    Jean 14, 8-11 : «Philippe lui dit: Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit. Jésus lui dit: Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m’as pas connu! Philippe, celui qui m’a vu, a vu le Père. Comment donc dis-tu: Montre-nous le Père? Ne crois-tu pas que je suis dans le Père, et que le Père est en moi? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même, mais le Père qui demeure en moi, fait lui-même les oeuvres que je fais. Croyez-moi quand je dis que je suis dans le Père, et que mon Père est en moi; sinon, croyez-moi à cause de ces oeuvres mêmes.»
    (à Philippe qui Lui demandait de leur montrer le Père !)
    — De plus, une citation de l’Ancien Testament a été volontairement falsifiée dans le Nouveau Testament :
    Malachie 3, 1 : «Voici, je vais envoyer mon messager, et il préparera la voie devant moi
    Matthieu 11, 10 : «Car c’est celui de qui il est écrit: Voici, j’envoie mon messager devant ta face, qui préparera ton chemin devant toi (Marc 1, 2 et Luc 7, 27, pareil !)
    — En plus, dans ces passages, alors que Malachie 3, 1a brille par sa simplicité, on insiste “lourdement” pour presque nous obliger à croire que Dieu a envoyé Son messager (Jean-Baptiste) devant un autre que Lui, alors qu’Il est présent en esprit en Jésus-Christ !!! Donc, Jean-Baptiste a bien été envoyé devant le Père !
    — Si vous avez du “Blanco”, corrigez-moi tout de suite cette fausseté dans vos Bibles papier !
    — Cordialement, au Nom du Seigneur Yehoshua Hamashia !

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  • Merci beaucoup !!!
    S’affranchir de nos racines est une erreur monumentale dont l’antisémitisme en est une conséquence directe.
    La définition même de l’Épouse/Église en résulte par ailleurs.
    Grâce à la méditation de l’ensemble des écrits bibliques, la Parole Se révèle par Elle même et insuffle la pensée de l’Éternel. Un corps, une assemblée, un peuple (de peuples, ou un Commonwealth du Royaume de Dieu) un Sauveur, un Époux, une Épouse..

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  • „„Tout depend qui parle dans Malachie 3v1. Dans l’AT le messie porte aussi le nom de YHWH comme le Père.““
    — Le Messie n’étant pas encore manifesté en tant que Fils dans l’AT mais étant seulement Parole de Dieu, c’est le Père qui parle ici par Sa Parole ! Et Sa Parole, c’est Lui-Même…
    — Or, comme le Nouveau Testament falsifié a la fâcheuse habitude de séparer le Fils du Père (petits ajouts subtils de “et”, de “et de notre”…), beaucoup ont du mal à considérer le Fils comme Parole du Père… Et ce Fils ne peut PAS dire une parole différente de ce que le Père a dit dans l’Ancien Testament ! Or, ce qui est écrit dans nos Bibles françaises est une contradiction flagrante ! J’ai failli “tomber à la renverse” quand l’Éternel Lui-Même m’a montré ce fait…
    — Et si cette erreur se retrouve dans le Texte Reçu grec (qui date de 1633, donc en pleine inquisition catholique !), c’est que ce texte a lui aussi été falsifié, le Seigneur Lui-Même témoignant de la véracité de Sa Parole !
    — Voyez aussi cette incongruïté dans la version Ostervald :
    1 Thessaloniciens 3, 11 : «Que Dieu lui-même, notre Père, et Jésus-Christ notre Seigneur, conduisent nos pas vers vous.»
    , ce qui signifie clairement que nous avons 2 Dieux qui nous conduisent !!! Dans ce passage, le “et” est en trop et induit au traducteur de mettre le pluriel dans le verbe ! Voyez donc ce que ces falsifications ajoutent comme confusion alors que la Parole de Dieu devrait rester simple !
    — Cordialement, au Nom du Seigneur Yehoshua Hamashia !

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